著者
小林 亜美
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.14, pp.46-56, 2008-03-31 (Released:2017-07-14)

Stendhal, qui a consacre beaucoup d'energie a la critique musicale, avait une predilection pour deux musiciens : Cimarosa et Mozart. En analysant les critiques stendhaliennes, nous notons que le premier est, chez l'auteur, un symbole de la jeunesse, de la fureur et du bonheur, et le second, de la melancolie tout d'abord, melancolie qui serait indissociable de la cristallisation de l'amour. Or, l'important est qu'ils sont les seuls musiciens qui apparaissent significativement dans plusieurs romans de Stendhal. Comment retentissent leurs musiques, et quels effets produisent-elles? Apparemment, leurs musiques jouent presque le meme role : approcher, consoler ou reconcilier les amoureux stendhaliens. Nous remarquons cependant que c'est toujours Mozart, genie de la douce melancolie, qui mene les amoureux aux moments definitifs, au comble du bonheur, meme dans quelques scenes ou la musique de Cimarosa retentit plus explicitement. Mozart, musicien de Salzbourg, n'est-il pas une solution au sens chimique du terme pour la cristallisation? Et a ce titre, ne precipite-t-il pas le bonheur? En somme, Cimarosa et Mozart, deux musiciens tout a fait contraires selon Stendhal, en se fondant enigmatiquement, realisent le bonheur ideal stendhalien dans ses romans.