著者
跡上 史郎
出版者
日本文学協会
雑誌
日本文学 (ISSN:03869903)
巻号頁・発行日
vol.45, no.6, pp.31-40, 1996-06-10 (Released:2017-08-01)

物語は物語を批判し、留保や注釈をつけながら、物語ならざるなにものかの相貌をまとってあらわれてくる。物語からは原理的に逃れられないのだとすれば、物語との緊張関係を生きるための知が必要なのではないだろうか。澁澤龍彦は、一九八〇年代に流行した「物語批判」に関心を寄せつつ、「反物語」「反反物語」を試みた。物語の知の可能性を、九〇年代のいまなお潜在的にも顕在的にも影響力を行使している「物語批判」の側面から逆照射する。
著者
跡上 史郎
出版者
日本文学協会
雑誌
日本文学 (ISSN:03869903)
巻号頁・発行日
vol.45, no.6, pp.31-40, 1996-06-10

物語は物語を批判し、留保や注釈をつけながら、物語ならざるなにものかの相貌をまとってあらわれてくる。物語からは原理的に逃れられないのだとすれば、物語との緊張関係を生きるための知が必要なのではないだろうか。澁澤龍彦は、一九八〇年代に流行した「物語批判」に関心を寄せつつ、「反物語」「反反物語」を試みた。物語の知の可能性を、九〇年代のいまなお潜在的にも顕在的にも影響力を行使している「物語批判」の側面から逆照射する。
著者
跡上 史郎
出版者
日本比較文学会
雑誌
比較文学 (ISSN:04408039)
巻号頁・発行日
vol.41, pp.49-62, 1999-03-31 (Released:2017-06-17)

«Kenrô-toshi : Kunopolis» (1960) est une des rares œuvres romanesques du jeune SHIBUSAWA. L’auteur prétend que «Le Diamant» (1959) d’André Pieyre de Mandiargues fut une de sources de cette œuvre. C’est une œuvre qui vaut la peine d’être étudiée de près,car, différentes opinions s’opposent à son sujet : certains critiques la considèrent comme un chef-d’œuvre, tandis que d’autres se demandent s’il ne s’agit pas d’un plagiat. Il semble que cette question du manque d’originalité ne concerne pas seulement «Kenrô-toshi» : on trouve le même problème à travers toutes ses œuvres romanesques. Nous considérons donc que c’est une problématique fondamentale de l’écriture de SHIBUSAWA. Dans «Kenrô-toshi», déjà, nous pouvons trouver presque tous les éléments typiques de l'univers littéraire de SHIBUSAWA. Par exemple, SHIBUSAWA emprunte au «Diamant» l'épisode d'un dieu animal et d’une fille qui ont une relation sexuelle dans un diamat, c’est-à-dire un espace géométrique. Nous pouvons trouver, dans l’œuvre de Mandiargues, de nombreux motifs géométriques dans des situations fantastiques et féeriques. La fréquence et la disposition de ces motifs dans «Le Diamant» sont significatives, car ils sont disposés, semble-t-il, de façon à ce que l'ensemble du texte présente une structure. Dans «Kenrô-toshi» également, il est vrai que l'on peut trouver des motifs géométriques, mais il est difficile de considérer qu’ils forment une structure. SHIBUSAWA ne comprenait pas sans doute la structure géométrique de l’ensemble du «Diamant», ou ne s'y intéressait pas. En s'inspirant du «Diamant», il a néanmoins composé «Kenrô-toshi» comme une œuvre d’un esprit tout à fait différent. SHIBUSAWA a créé un univers bizarré et déformé, dans lequel la cause et le résultat sont circulaires : on peut trouver plusieurs niveaux de rêves, et le rêve et la réalité s’entrecroisent ainsi que dans un tableau d’illusion visuelle. SHIBUSAWA cite aussi, ouvertement ou tacitement, d'utres œuvres littéraires que «Le Diamant», pour complexifier son propre univers romanesque. Nous avons donc considéré que «Kenrô-toshi» ne trouve en aucun cas sa place dans la lignée du «Diamant». SHIBUSAWA et Pieyre de Mandiargues diffèrent de nature, bien que l’on fasse fréquemment remarquer plutôt leurs ressemblances.