著者
大山 明子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.26, pp.15-26, 2020-03-31 (Released:2020-07-10)

La Poétique de Charles Perrault dans son essai de poème épique chrétien Le milieu du XVIIe siècle a vu paraître de nombreux poèmes épiques traitant de sujets chrétiens. Cette veine, souvent négligée par l’histoire littéraire, qui l’a jugée comme un échec, est fortement liée à la Querelle des Anciens et des Modernes. Le chef du parti moderne, Charles Perrault (1628-1703), est un des auteurs et promoteurs de ce nouveau genre. Dans cet article, nous étudions un de ses poèmes épiques intitulé Saint Paulin, évêque de Nole (1686), en concentrant notre analyse sur l’épître dédicatoire adressée à Bossuet, qui était un évêque puissant à l’époque. Nous nous employons à dégager les idées originales que Perrault met en oeuvre dans sa pratique du genre. Dans la première moitié de son épître, Perrault essaye de se justifier sur le choix du sujet de Saint Paulin en se fondant sur les règles générales de la poésie épique communément admises à cette époque. Plus originale est la seconde partie, où il propose sa propre poétique, qui vise à faire naître chez le lecteur des sentiments moraux et pieux à travers les descriptions de la nature et des choses humaines. Cette « poétique morale et pédagogique » dépasse l’opposition entre le christianisme et le paganisme, et pose les jalons vers l’oeuvre de ses dernières années, ses célèbres Contes.
著者
有馬 麻理亜
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.15, pp.49-60, 2009-03-31 (Released:2017-07-14)

Derriere la publication du Manifeste se deroule une bataille autour de la propriete du terme <<surrealisme>>. Alors que Goll exige qu'on rehabilite Apollinaire comme fondateur, Breton etablit sa propre filiation surrealiste. A l'influence de l'avant-garde et d'Apollinaire (idee de progres, caractere materialiste, certitude de la realite) qui marque le surrealisme selon Goll, Breton oppose trois autres predecesseurs du mot <<surrealisme>>, Nerval, Carlyle, Saint-Pol-Roux. Par les termes supernaturalisme, Supernaturalisme naturel, ideorealisme, ils presentent le culte de la folie et de l'imagination excessive, l'aspiration a l'Ideal et le retour a la sensibilite. Cette esthetique correspond au surrealisme bretonien, qui demande aussi a une imagination extreme comme la folie de liberer l'esprit du rationalisme ; de plus la surrealite est un concept idealiste. De cette idee est ne le concept bretonien du merveilleux comme dispositif mental ou, grace a une sensibilite extraordinaire, l'esprit rationaliste est libere momentanement et finit par juger le surnaturel naturel. Ainsi, la querelle du surrealisme est un des facteurs historiquement decisifs de l'orientation du surrealisme bretonien ; elle revele son ideologie originale et cachee, que nous pourrions appeler l'idealisme intuitif.
著者
川野 惠子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.27, pp.15-26, 2020-03-31 (Released:2022-01-12)

La théorie des « simulacres subsistants », dans la représentation des dieux grecs antiques, énoncée au quatrième chapitre des Essais sur la peinture( 1765), présente un contraste marqué avec le concept de simulacre élaboré dans le cadre de la théorie du théâtre à la fin des années 1750, pour caractériser le « modèle idéal » que Diderot a placé au coeur de sa pensée artistique. Cette inflexion est soulignée dans un passage qui traite du changement de paradigme de la philosophie moderne. C’est autour du concept de simulacre que se joue, selon Diderot, la Querelle des Anciens et des Modernes au sujet des arts. Le tournant philosophique moderne substitue en effet, aux croyances surnaturelles qui dominaient les représentations anciennes, les lois de la nature. Mais si, aux yeux des Modernes, les « simulacres subsistants » des dieux antiques ont perdu de leur pertinence, il reste encore aux Modernes à construire un « modèle idéal » qui leur soit propre.
著者
各務 奈緒子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.12, pp.79-90, 2006-03-31 (Released:2017-07-14)

L'Etranger(1942) et La Femme adultere, une des nouvelles de L'Exil et le royaume(1957) ont une fin similaire dans le sens ou les heros s'unissent a la terre d'Algerie dans la nuit. Dans L'Etranger, la sonorite agressive du soleil entraine le meurtre de l'Arabe par Meursault avec le son reel du revolver, et le fait condamner a mort. Mais, a la fin, il a <<retrouve le calme>>. Il <<s'ouvr(e) (...) a la tendre indifference du monde>> sous les etoiles, l'union se faisant apres la rupture absolue d'avec les autres, aussi bien mentale que sur le plan de l'ideal. Dans La Femme adultere, l'heroine Janine va au fort dans le desert. La lumiere affaiblie, mais aussi sonore entraine l'envie du nomade. A la fin, elle <<s'ouvr(e)(...) a la nuit>> dans le silence. Apres cette union physique et sensuelle, elle doit revenir a son mari, devenu un "autre" incomprehensible, et a sa vie d'avant. 15 ans apres la publication de L'Etranger, les conditions politiques en Algerie ayant change, le monde de La Femme adultere est devenu plus reel et strict. Ayant echoue dans sa tentative de liaison avec les autres et la nature, Camus va, avec Le Premier homme, autobiographique mais inacheve, se retrouver lui-meme.
著者
中尾 雪絵
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.10, pp.3-13, 2004-03-31 (Released:2017-07-14)

Dans ses pieces de theatre Le Fils naturel et Le Pere de famille, Diderot a inclus beaucoup de didascalies qui indiquent en detail les dispositions sceniques et les gestes des acteurs. Il y decrit non seulement les effets visuels, mais aussi auditifs, tels que les tons, les soupirs ou la longueur des <<pauses>>. La quantite des didascalies rend possible la visualisation de la piece pour le lecteur qui lit le texte publie tout comme pour le spectateur au theatre. De plus, dans tous les mouvements non-dialogues, Diderot impose a ses acteurs qu'ils jouent gestes et pantomimes. Ainsi, si la combinaison de la didascalie avec le dialogue dans son ensemble constitue <<une sorte de roman>>, on peut imaginer que la didascalie chez Diderot remplit une fonction de realisation de l'espace romanesque. Bien que Diderot ait recherche un nouveau style theatral, cette forme de representation n'a pas connu un grand succes aupres des comediens. En temoigne en particulier, le mouvement de protestation des comediens du Fils naturel, contre la reprise de la piece. Cette reaction de rejet montre que l'idee de Diderot differait du theatre d'alors. Parce qu'il apprehendait sa dependance face a certains comediens, Diderot a suggere un jeu sans <<sensibilite>>, permettant une stabilite du jeu.
著者
西川 和泉
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.10, pp.14-23, 2004-03-31 (Released:2017-07-14)

La societe secrete <<Les Treize>> ne joue qu'un role secondaire dans les trois recits de l'Histoire des Treize. Pourtant, le nombre sinistre <<treize>> n'est pas pose au hasard par Balzac, interesse par la mystique et l'ecole pythagoricienne qui considere le nombre comme un symbole des idees. Les variantes de La Duchesse de Langeais nous donnent un indice sur la reflexion du romancier sur l'utilisation des nombres, en particulier du nombre <<treize>>. Par ailleurs, l'analyse des indications temporelles dans Ferragus et La File aux yeux d'or nous permettra de constater que la mort des heroines est egalement donnee treize jours apres un evenement crucial pour elles. Cette utilisation strategique des nombres, commune surtout entre ces deux recits, nous offre la possibilite de lire ces recits - apparemment independants - comme une trilogie dont le titre porte le nombre <<Treize>>.
著者
中田 浩司
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.27, pp.27-37, 2020-03-31 (Released:2022-01-12)

La présente étude est consacrée à l’examen de la didactique des langues qui est au coeur de l’éducation princière chez Condillac.Nous donnons d’abord un aperçu historique de la didactique des langues dans l’éducation princière européenne à l’âge classique, mettant en lumière la place privilégiée de l’enseignement du latin, liée à l’usage de la littérature latine pour l’éducation morale du prince.C’est sur cet arrière-plan, et à la lumière de la situation de Parme dans le contexte de l’époque, qu’il convient d’analyser la priorité nouvelle que le sensualiste attribue à l’enseignement du français.La méthode d’enseignement du français adoptée par Condillac s’appuie sur deux modèles littéraires, Boileau et Racine, et vise à donner à son élève le sens de la beauté de la langue française, ainsi qu’à lui faire acquérir les principes de la grammaire française de manière autonome et inductive.
著者
田中 由里子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.16, pp.77-86, 2010-03-31 (Released:2017-07-14)

L'attente de Dieu a deux aspects. Dieu nous attend. Et nous l'attendons. Ce double aspect se rapporte aux idees originales de Weil sur Dieu et sur l'existence humaine. Selon l'idee de la creation comme abdication de Dieu, Dieu a cree ce monde et s'est retire, en meme temps il s'est vide de sa divinite et s'est separe lui-meme. Le temps est cette separation. Dans cette creation, l'homme cree libre, une creature, vit une existence autonome, mais illusoire. Cette existence cultive l'ego-moi. A cause de cet ego, il y a une distance dans notre existence, et entre Dieu et la creature. Dans la distance, Dieu attend. Notre reponse est la decreation, la destruction du <<moi>> pour remettre ce qui est cree a l'etat d'avant la creation. Impossible, il ne faut qu'obeir a la volonte de Dieu. Mais Dieu est absent de ce monde. Le seul chemin est de suivre l'attente de Dieu. Dieu attend avec attention comme un esclave qui attend debout, sans distraction, l'appel de son maitre. L'attente de Dieu est attention, humilite et obeissance. C'est aussi notre attente.
著者
山本 香理
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学
巻号頁・発行日
vol.13, pp.14-23, 2007

C'est generalement par le ou ca qu'on pronominalise l'infinitif complement d'objet direct d'un verbe. Or les verbes n'admettent pas l'un ou l'autre pronom indifferemment. Ainsi, les verbes aimer et vouloir, pourtant souvent consideres comme appartenant a la meme categorie, celle des verbes psychologiques, ne semblent pas se comporter de la meme maniere quant au choix du pronom, l'infinitif objet direct d'aimer etant pronominalise par ca et celui de vouloir de preference par le. Cet article a pour objectif de degager les facteurs regissant le choix en question. Apres avoir defini les caracteristiques fondamentales des pronoms le et ca, nous tacherons de determiner les traits semantiques des proces decrits par l'infinitif objet direct compatibles avec le sens d'aimer ou de vouloir.
著者
岸 彩子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.14, pp.3-14, 2008-03-31 (Released:2017-07-14)

D'apres Serbat (1980), l'indicatif present n'a aucune temporalite et n'exclut aucune periode temporelle. Ceci explique qu'il puisse designer un proces correspondant a differentes periodes temporelles. Or, l'adverbe hier ne peut apparaitre que tres difficilement avec le present. Cependant, ceci est possible dans une phrase comme Hier tu viens, aujourd'hui tu pars. Si le present ne contredit aucune periode temporelle, pourquoi cette restriction ? Et pourquoi celle-ci est-elle supprimee pour la phrase ci-dessus ? En nous appuyant sur la notion de <<domain of discourse>> (Recanati 1996), nous posons que si le present est interprete dans un domaine qui ne compte pas la difference de chaque <<stage>> (Carlson 1980), meme si le proces en soi s'effectue dans un seul moment, il exprime ce proces comme une propriete. Puisque l'adverbe hier est un deictique, it introduit une contradiction de point de vue dans une phrase au present. Toutefois, si un individu est pose comme <<theme superordonne>> (Inoue 2001), la phrase est interpretee comme exprimant une partie de la propriete individuelle. Hier, qui ne differe plus d'autres moments, peut ainsi y apparaitre.
著者
柴田 秀樹
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.23, pp.63-74, 2017-03-31 (Released:2018-08-08)

Le problème du langage dans la théorie littéraire de Michel Foucault ─ «Livre», «Bibliothèque», «Archive» ─ Pendant les années 60, Michel Foucault a écrit sur les écrivains contemporains, comme Blanchot, Bataille, Borges, Roussel, etc. Mais il a cessé de le faire au début des années 70. Divers chercheurs ont abordé ce problème : pourquoi Foucault s’est-il éloigné de la littérature ? Nous tentons dans cet article d’approfondir la réflexion à partir de trois motifs qui apparaissent fréquemment dans les textes de Foucault sur la littérature : le «livre», la «bibliothèque», et l’«archive». Nous proposons de considérer ces trois motifs comme index d’une inflexion de la pensée littéraire de Foucault. On peut observer pendant les années 60 un glissement des deux premiers termes vers le troisième. Chez Foucault, le «livre» et la «bibliothèque» expriment d’abord la spatialité du langage littéraire. En revanche, l’«archive» traduit la temporalité de la formation des discours, y compris la littérature. Ce glissement de la spatialité vers la temporalité dessine la trajectoire foucaldienne du renoncement à la littérature comme objet de discours.
著者
柴田 秀樹
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.22, pp.27-38, 2016-05-25 (Released:2018-08-08)

Le problème de la langue et de la liberté chez Michel Foucault Dans ses dernières années, Foucault a souligné l’importance politique de la pratique de la liberté. Le «gouvernement», le «souci de soi» ou la «parrêsia», qui signifie la «liberté de parler» en grec, toutes ces notions foucaldiennnes ont sa source dans cet intérêt à la pratique de la liberté. Nous pourrons éclaicir la caractéristique de cette liberté par comparaison avec celle de Isaiah Berlin. Berlin a distingué deux aspects de la liberté, c’est-àdire la liberté positive et la liberté négative. Et il a attaché beaucoup de prix à cette dernière. Au contraire, Foucault a apprécié la liberté positive, pour sa possibilité de créer les nouvelles relations humaines, sexuelles ou politiques. Dans cette pratique de la liberté foucaldienne, particulièrement dans l’acte de la parrêsia, la brutalité de la liberté positive,contre laquelle Berlin a poussé un cri d’alarme, est modérée par le respect envers la réciprocité et l’autonomie mutuelle entre deux sujets qui parlent librement. Et on pourra dire que cette pratique est rendue possible par l’intermédiation de la langue. Chez Foucault, la langue et la liberté sont s’unissent donc intimement.
著者
松川 みゆう
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.21, pp.123-134, 2015-03-31 (Released:2017-11-13)

L’Extrait du Projet de paix perpétuelle de monsieur de l’abbé de Saint-Pierre et le Jugement sur le Projet de paix perpétuelle sont rédigés la même année (1756). Mais le premier toutefois soutient la « confédération européenne » de Saint- Pierre, alors que le second lui fait objection. Notre étude a pour objectif, en comparant ces deux textes et le Projet de la paix perpétuelle de Saint-Pierre, de mettre en relief l’idée originale de Rousseau sur la confédération. Dans l’Extrait, Rousseau approuve la confédération européenne, attendu que les autres moyens pour apporter la paix en Europe, c’est-à-dire la monarchie universelle, l’équilibre des puissances et le commerce, sont tous impuissants. En procédant par élimination, il donne ainsi son accord au projet de Saint-Pierre. Les raisons par lesquelles il renonce par la suite à la confédération européenne résident en la manière de l’établir. Pour Saint-Pierre, c’est par l’intermédiaire de la « diète européenne » que les princes aboutissent à un accord. Cependant Rousseau prévoit qu’une confédération régie par un corps juridiquement supérieur ne manquerait pas de dégénérer en despotisme et de soumettre l’Europe tout entière. Une confédération basée sur les liens entre les peuples (les mœurs) est pour lui le seul moyen qui peut unir plusieurs États sans limiter la souveraineté de chacun.
著者
岸 彩子
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:1341433X)
巻号頁・発行日
vol.26, pp.3-14, 2020

<p>Plus-que-parfait et état résultant</p><br/><p> D'après Barceló et Bres (2006) et Watanabe (2018), le plus-que-parfait peut former une phrase événementielle, qui traduit un procès déterminé sur un point de l'axe temporel, la succession de ces actions pouvant faire avancer le cours du récit et constituer ainsi une narration. Analogue en cela au passé simple ou au passé composé, le plus-que-parfait sert, de manière plus spécifique, à installer une « narration en arrière-plan ». Or, la nature de cette dernière n'est pas évidente.</p><p> Nous formulons ici l'hypothèse contraire : le plus-que-parfait ne forme jamais une phrase événementielle, pour la raison qu'il requiert toujours la prise en considération de deux repères temporels : le point de référence (t<sub>1</sub>) et le moment où se situe le procès exprimé par le participe passé (t<sub>2</sub>). C'est ce double repérage qui différencie le plus-que-parfait du passé simple ou du passé composé, lesquels exprime le procès sur le mode de l'événement.</p><p> Le plus-que-parfait, quant à lui, au lieu de constituer en événement le procès qu'il décrit, le désigne comme un savoir nécessaire pour comprendre la situation de t<sub>1</sub>. Voilà pourquoi, en discours, le plus-que-parfait est employé dans le but de caractériser un objet ou un événement qui fait déjà partie du savoir partagé entre les interlocuteurs.</p>
著者
鈴木 隆芳
出版者
日本フランス語フランス文学会関西支部
雑誌
関西フランス語フランス文学 (ISSN:24331864)
巻号頁・発行日
vol.20, pp.39-50, 2014-03-31 (Released:2017-07-14)

Dans les etudes dites des Anagrammes, Saussure commence par traiter l'alliteration du vers saturnien. Il attribue a ce phenomene de repetition des elements phoniques un statut etendu et il tente de reinterpreter cette metrique pour decouvrir la regle implicite que respectent les versificateurs indoeuropeens. Saussure se consacre bientot a la recherche de l'unite sous-jacente (le mot-theme) dans le discours poetique. Ce travail a pour but de demontrer le fait que le poete compose un vers en y melant les syllabes de noms propres. C'est la que les lecteurs de Saussure decouvrent de nouveaux horizons: ils ont l'impression qu'il essaie d'expliquer la genese du discours, question qui n'est jamais posee dans sa linguistique generale. Mais pourquoi cette tentative a-t-elle echoue? Nous envisagerons la signification de cette quete interrompue en nous referant aussi bien aux ecrits sur les Anagrammes qu'a ceux sur la realite de la langue.