著者
合田 正人
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.19, pp.70-84, 2015-09-27 (Released:2015-09-26)
参考文献数
19

Jean-Clet Martin dit que “Aucune pensée ne se réalise dans l’histoire sans prendre l’aspect d’une constellation” (Constellation de la philosophie, Kimé, 2007, p. 7) ; mais celle-ci n’est jamais tout faite, ce sont les lecteurs et leurs interprétations qui devraient la créer sans cessse. De ce point de vue, quelle conjonction cet “et” entre ces deux notions pourrait-il signifier pour moi ou pour nous ? D’après Deleuze, le (ou les) “coprs sans organes” se situe “à la limite du corps vécu” dont parle Merleau-Ponty. Si on tenait compte du fait que la philosophie de Deleuze se concentre elle-même sur la question de “limite”, et qu’il parle sans cesse de la “stricture” (Derrida) mobile de la limite, la position (ou les position) du “corps vécu” par rapport au (aux) “corps sans organes” n’est point simple ni linéaire. La situation paraît devenir d’autant plus compliquée que la “chair” se dégage du “corps vécu”, s’approche par là davantage, si l’on peut dire comme ça, du (des) “corps sans organes”. En suivant les sillages de la pensées de Deleuze dans leurs rapports dynamiques et sinueux avec celles d’Erwin Straus, d’Henry Maldinay, de Mikel Dufrenne etc., je m’efforçais dans cet essai de dé-couvrir d’une manière “microscopique” un vaste champ ou “milieu” problématique entre “chair” et “corps sans organes”.
著者
田村 正資
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.24, pp.1-20, 2020 (Released:2020-12-09)
参考文献数
17

Merleau-Ponty (1908-1961) and Aron Gurwitsch (1901-1973) had a very close relationship. However, the comparative studies of them have not been sufficiently conducted. There are several possible reasons for this situation, but the most important is that while Merleau-Ponty learned a lot from Gurwitsch about Gestalt psychology and Husserl’s phenomenology, he rarely referred to him in his texts, making it difficult to track their relationships on texts. However, there is a hopeful clue for comparative studies of them. Merleau-Ponty wrote a reading note on Gurwitsch’s The Field of Consciousness. In this article, I try to reconstruct the controversy that could be arisen between them by reading The Field of Consciousness and Merleau-Ponty’s “Reading Notes.” The purpose of this paper is 1) to elucidate Merleau-Ponty’s criticism of Gurwitsch, concerning his understanding of the identity and realism of objects given in perceptual experiences 2) to make Merleau-Ponty’s position about the themes clear in comparison with Gurwitsch’s position In the first section, as a preliminary work, I examine Gurwitsch’s “Theory of Reference” which is mainly developed in The Field of Consciousness. In the second section, through a close reading of “Reading Notes,” I try to show the essence of Merleau-Ponty’s criticism directed at the Gurwitsch’s “Theory of Reference.” In the third section, I discuss how Merleau-Ponty’s view is characterized in comparison with Gurwitsch.
著者
小手川 正二郎
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.20, pp.16-27, 2016-09-10 (Released:2017-01-23)
参考文献数
25

“Feminist phenomenology”, which is now becoming an established discipline, provides a profound analysis on gender – gendered corporeality among other things. It sheds light on women’s bodily experiences (such as breasted body, menstruation, and pregnancy), which have been overlooked by conventional phenomenology so far. Moreover it brings into question how adequate and sound the methodological framework of phenomenology and the concepts used in it are. Due to the far-reaching implications, however, feminist phenomenology has raised questions. In this paper, I will try to address myself to some of the questions, which are crucial for further development of feminist phenomenology.1) How adequate the description of feminist phenomenology is? If a description of “female corporeality” it gives were not applied to all women, could it be right to call the corporeality at issue female corporeality?2) What kind of theory of body can serve as a useful starting point for feminist phenomenology?3) Would it be possible for feminist phenomenology to deal with “masculine” corporeality?In what follows, I will deal with the first question by referring to some relevant thoughts of I. M. Young, with the second by introducing Levinas’ theory of body, which I believe reveals some flaws of that of Merleau-Ponty and with the third by not confusing “masculine” corporeality with gender neutral one and contrasting “masculine” corporeality with “female corporeality” in an appropriate way.
著者
酒井 麻依子
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.21, pp.23-42, 2017-09-01 (Released:2017-11-09)
参考文献数
11

Il est bien connu que Merleau-Ponty a beaucoup été influencé par des psychanalystes célèblres, mais il est moins connu qu’il a été très inspiré par Germaine Guex, la psychanalyste suisse. Dans cette étude, nous allons résumer une oeuvre de Guex, La nevrose d’abandon publiée en 1950, qui est assez peu étudiée, et nous éclairerons l’interprétation qu’en a faite Merleau-Ponty et comment il l’a mise dans sa pensée. En fait, Guex serait une grand élement qui transforme l’idée merleau-pontienne sur autrui. Selon Guex, « les abandonniques » sont les malades souffrants de l’angoisse d’être abandonné par l’aimé. Ils demeurent dans « une attitude réceptive et captative » comme un enfant, donc ils ne peuvent pas prendre de « l’attitude oblative ». Leurs amours sont pleins de doutes, de jalousies et très possesives. À cause de l’absence de l’oedipe chez les abandonniques, cette névrose ne pourrait pas être guérie par la psychanalyse classique. Merleau-Ponty abstrait ses idées du contexte pathologique et les met dansla propre théorie sur l’experience d’autrui. Il admet que le caractère de cette maladie, c’est- à- dire la projection des ses sentiments dans les autres (et l’introjection de ceux des autres), est essentiel pour notre perception d’autrui. Enfin, nous trouvons que la schéma « de la paix infantile à la lutte adulte », qui est décrit dans Phenomenologie de la perception, change inversement dans « Cours de Sorbonne », « de la lutte infantile à la paix adulte ».
著者
亀井 大輔
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.18, pp.98-108, 2014-07-30 (Released:2014-09-22)
参考文献数
18

Merleau-Ponty a élaboré son concept de l’institution en heritant des idées de l’Urstiftung, de la sédimentation, de la réactivation, qui sont mentionnées dans L’Origine de la géométrie de Husserl. Un autre philosophe français qui avait recherché la phénoménologie husserlienne, Jacques Derrida, lui aussi a développé sa propre théorie d’institution en mettant en question particulièrement les institutions de la philosophie, de l’éducation, du driot, du politique, etc. Merleau-Ponty définit l’institution comme « les événements qui déposent en moi un sens, non pas à titre de survivance et de résidu, mais comme appel à une suite, exigence d’un avenir », alors que Derrida dit en anglais : « If an institution is to be an institution, it must to some extent break with the past, keep the memory of the past, while inaugurating something absolutely new ». Ces énoncés suggèrent, me semble-t-il, que ces deux philosophes pensent, des points de vue différents, l’institution comme l’événement. Nous recherchons la possibilité de découvrir, à propos de l’institution, une dimension commune à ces deux penseurs.
著者
川崎 唯史
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.24, pp.55-71, 2020 (Released:2020-12-09)
参考文献数
26

This paper examines the influence of Simone de Beauvoir on Maurice Merleau-Ponty’s work on ethics. Scholars have often pointed out that Beauvoir incorporated the Merleau-Pontian notion of embodiment into her ethics. It is much less known how Merleau-Pont was affected by her ethics. In order to clarify the significance of Beauvoir for Merleau-Ponty’s ethics, we analyze how he interpreted She Came to Stay (1943) and Pyrrhus and Cineas (1944) in “Metaphysics and the Novel” (1945) and “Hegel’s Existentialism” (1945). This paper is an attempt to make it clear that Merleau-Ponty valued Beauvoir’s idea of temporality as a strong objection to the “absolute immoralism,” which he sees in Albert Camus. Merleau-Ponty finds the basis for responsible action in Beauvoir’s description of subjectivity as traversing time by projecting herself. Our analysis will also attempt to demonstrate that Merleau-Ponty cited Pyrrhus and Cineas to think of authenticity in a different way than Being and Time (1927). Beauvoir’s arguments on temporality and freedom serve for Merleau-Ponty as counterarguments against the Heideggerian concept of authenticity as anticipation of death. Finally, we shall attempt to demonstrate that Merleau-Ponty and Beauvoir were opposed to Camus regarding the issue of the moral evaluation of commitment to history.
著者
澤田 哲生
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.21, pp.45-65, 2017-09-01 (Released:2017-11-09)
参考文献数
17

Dans ses cours de Sorbonne (1949-50 et 1951-52), Merleau-Ponty présente brièvement à ses étudiants la conception d’« ultra-chose » telle qu’elle est proposée par Henri Wallon, spécialiste de la psychologie de l’enfant, dans son chef-d’oeuvre Les origines de la pensée chez l’enfant (1945). Loin d’insister sur la contradiction logique (l’« antinomie » selon Wallon) de la pensée enfantine, le phénoménologue souligne son caractère « spontané » en la rapprochant de l’expérience du sublime kantien (« absolument grand »). L’affirmation de l’« ultrachose » n’est pas momentanée dans la carrière philosophique de ce phénoménologue. Car, en discutant des oeuvres de Claude Simon dans ses cours de Collège de France (1960-61), il la reprend pour décrire le phénomène d’« emboîtement », énormément en jeu dans sa dernière pensée, dans lequel l’expérience du sujet s’associe à d’autres de façon à ce qu’il ne puisse les anticiper dans sa prospective et intelligence. Il nous est dés lors permis d’affirmer que, malgré la mention momentanée, la conception d’« ultra-chose » contribue au développement et au déploiement de la pensée phénoménologique de ce phénoménologue.
著者
野間 俊一
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.18, pp.79-88, 2014-07-30 (Released:2014-09-22)
参考文献数
15

Dissociative identity disorder (DID) is a psychiatric disease characterized by alternation of plural personalities. In fact, the patient has only one subject and not personalities but personality states change places. If we call the self that experiences our world “subjective self ” and the self that consists of images about oneself “personal self ”, the personal self might separate from the subjective self and becomes plural on the patients with DID.Dissociation is often related to past traumatic experiences. According to the theory of structural dissociation, the apparently normal part of the personality (ANP) and the emotional part of personality (EP) appear on the individuals who have experienced traumatic events. Merleau-Ponty argued in the discussion about “passivity” that , on rememberence, preservation and constitution would be formed simultaneously when the presence that is shifting to the past is entered in the body schema. Refer to this statement, the traumatic memories do not appear on ANP because they are preservations, while they vividly revive as constitution on EP. On the both cases, the traumatic events has not become the genuine past yet. As a result, the DID patients who has experienced traumatic events cannot form their own history.Merleau-Ponty explained the concept “institution” as the event that gives dimensions that conect an experience to other experiences and that form one history and the things that are instituted are the results from and the assurance of the fact that we belong to the same world . We can say that the institution do not appropriately function on the DID patients with DID because they cannot form their own history and tend to be isolated. It is more important fot the therapist to form therapeutic relationship of mutual trust with patients with DID than to conduct specialized techniques.Merleau-Ponty’s concepts “passivity” and “insutitution” are highly suggestive on the discussion about psychotherapy for dissociative disorders.
著者
三笠 雅也
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.23, pp.23-41, 2020-01-31 (Released:2020-02-04)
参考文献数
13

Projective identification is a primary and original defensive mechanism of borderline personality disorder (BPD), which has not been properly understood by clinicians. To explain projective identification in an easy-to-understand manner, I use Merleau-Ponty’s phenomenological “body theory” to consider the structure of this pheno- menon. Projective identification is a phenomenon in which the patient/infant’s emotion is experienced not by the subject him/herself but by the psychoanalyst/mother, who is the recipient. This phenomenon is not only experienced by the recipient. The emotion experienced by the psychoanalyst/mother as a recipient strongly prompts them to act out. Through case studies of patients with BPD, I find BPD characteristics in the persistence and desperation that is displayed in their interpersonal relationships. Seen from Merleau- Ponty’s “body theory,” patients with BPD are unable to form others’ perspectives owing to their underdeveloped “bodily perspectives.” In other words, patients with BPD can be seen as people who cannot live in the body of the other. They frequently use projective identification in trying to compensate for this disability. It represents the immaturity as an organ of their intercorporeality at the pre-personal level. I believe that the compensa- tory behavior of a healthy organ for the immature organ at the level of intercorporeality is precisely what constitutes the structure of projective identification. I hope my discussion in this article will clarify projective identification from the perspective of “corporeality” if only a little and contribute to the understanding of this phenomenon.
著者
小嶋 洋介
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.18, pp.3-15, 2014-07-30 (Released:2014-09-22)
参考文献数
20

Dans L’Œil et l’esprit, Merleau-Ponty expose sa philosophie du corps qui deviendra une ontologie de la chair. Une clef de cette recherche est la notion de réversibilité qui signifie le rapport réciproque de notre corps sensible à lui-même en tant qu’être voyant-visible que nous pouvons saisir selon nos expériences du miroir. En fait, dans Le Visible et l’invisible, on trouve la phrase merleau-pontienne : la chair est phénomène de miroir. Dans ce sens, le miroir est considéré comme un indice fondamental de l’ontologie de la chair qui est étudiée en dépassant la pensée dualiste du sujet et de l’objet. Ce qui nous intéresse, dans L’Œil et l’esprit, c’est que Merleau-Ponty propose son ontologie en examinant les questions de la peinture. Il utilise une formule « l’œil rond du miroir » inspirée par la présence récurrente de miroirs dans de nombreusespeintures. Il s’agit justement d’un modèle de réversibilité réalisé dans la peinture. Mais Merleau-Ponty n’approfondit pas le sens même de l’expression « l’œil rond du miroir ». Le thème de ce présent article est d’élucider ce sens en parcourant l’histoire de l’art et de la philosophie. À ce propos, nous remarquons que « l’œil rond du miroir » fait référence au symbole du Jeu divin dansla généalogie du maniérisme, dans sa relation au mysticisme. Dans la philosophie mystique de Jakob Böhme qui comporte une perspective ontologique, ce Jeu est considéré comme le Geist mais la signification de ce mot sera modifiée par Hegel et deviendra l’Esprit humain. Merleau-Ponty re-saisit ce Jeu comme Jeu ontologique c’est-à-dire le Jeu d’apparition des phénomènes par rapport à l’Être. Enfin, Merleau-Ponty essaie, pensons-nous, de réaliser une philosophie du Jeu ontologique en examinant la problématique du miroir.
著者
加國 尚志
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.18, pp.89-97, 2014-07-30 (Released:2014-09-22)
参考文献数
2

Le cours de 1954-1955, intitulé « La passivité », est très important dans le développement de la pensée de Merleau-Ponty. Dans ce cours, en examinant « L’imaginaire » de Sartre avec ses critiques, il effectue aussi une analyse du cas « Dora » chez Freud avec son interprétation du rêve, du sommeil, du symbolisme. Nous pouvons y trouver un point de contact entre la philosophie de la chair chez Merleau-Ponty et le problème de l’inconscient chez Freud.La théorie du corps merleau-pontienne dans Phénoménologie de la perception a été associé à la théorie du schéma corporel chez Paul Schilder, et surtout à son analyse sur le bras fantôme. Merleau-Ponty y a déjà montré son point de vue selon lequel le corps lui-même garde son passé. Il avait déjà abordé la pensée de Schilder dans son cours de 1952-1953, « Le monde sensible et le monde de l’expression », puis dans le cours de 1959-1960 « Nature et Logos », où il l’aborde encore, plus explicitement, et surtout sa théorie du schéma corporel dans laquelle on peut voir beaucoup d’éléments qui ont inspiré la formalisation de la théorie de la chair chez Merleau-Ponty.Concernant le rôle important de la théorie de Schilder dans la formation de l’ontologie de la chair chez Merleau-Ponty, on peut y voir qu’il s’agit de sa critique sur « L’imaginaire » de Sartre et de l’influence de Schlider et Melanie Klein. Dans le cours de « La passivité », on constate que Merleau-Ponty poursuivait son dialogue critique avec la psychanalyse, en formalisant sans cesse sa théorie nouvelle sur le corps, depuis Phénoménologie de la perception.En considérant cette dialogue critique avec la psychanalyse à longue terme, nous voulons montrer l’importance de la lecture merleau-pontienne de Freud dans le cours « La passivité » pour la formalisation de sa théorie de la chair.
著者
檜垣 立哉
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.21, pp.85-98, 2017-09-01 (Released:2017-11-09)
参考文献数
2

In this short presentation, I attempt to distinguish impulse (la pulsion) from instinct, desire and intention by considering Deleuze’s concept of the impulse-image in Cinema 1. In this book, G. Deleuze situates the impulse-image between the affectionimage and action-image, and assigns a very particular and ambiguous status to it. The impulse-image has nothing to do with the any-space-whatever (espace quelconque) as the affection- image does; rather it plays the role of the ‘Origin of the World’ of images. However, this kind of origin cannot indicate anything well-defined. Thus the images themselves are just like fragments, which are very similar to the objet-a in the Lacanian sense. These considerations indicate the position of the impulse itself: it is a quasisubjective act but not a willing act. It is grounded in nature, but one cannot control it with consciousness. It is related to objects of fetish but does not have a defined aim as desire does. We can learn many things about the essence of impulse from this discussion. But to examine it more broadly and connect it with the texts of Merleau-Ponty and other philosophers, it is necessary to consider whether it would be possible to interweave the status of the Other and Language into the level of impulse itself.
著者
村瀬 鋼
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.22, pp.41-60, 2019-02-28 (Released:2019-03-18)
参考文献数
10

La pensée de Merleau-Ponty est considérée comme la philosophie exemplaire du corps propre. Mais on pourrait soupçonner son authenticité. Car d’un côté, Merleau- Ponty néglige la dimension de l’immanence du corps au profit de la transcendance (la critique henrienne), et d’un autre côté, il supprime la transcendance d’autrui en oubliant la séparation du soi rivé à son corps d’avec le monde (la critique lévinasienne). Dans cet article, nous essayons de repenser ce corps propre immanent comme un « impensé » de Merleau-Ponty, en examinant le statut du « sentiment » dans sa philosophie. Selon son « scénario cartésien » (Saint-Aubert), Merleau-Ponty a recherché l’énigme de l’union de l’âme et du corps en thématisant notre vie des « sens ». Mais ses réflexions se sont centrées sur la perception comme transcendance, tandis que c’était les sentiments comme douleur, faim et soif qui sont définitives au sujet de l’union chez Descartes. Dans la pensée qui insiste sur l’ouverture au monde, cette dimension du sentiment est toujours comme refoulée dans sa présence discrète. Mais, dans l’explication merleau-pontienne d’« une sorte de réflexion » entre mes deux mains, il s’avère qu’une main doit « se sentir » touchée par l’autre, et que ce « se sentir » immanent, « le sentiment passif du corps », c’est ce qui fait mon corps mien, ma chair chair comme « une chair qui souffre quand elle est blessée ». En mettant ce sentiment dans l’armature de chiasme comme pour ainsi dire la main dans le fameux « gant qui se retourne », on pourrait bien apprécier l’immanence et l’ipséité du corps propre aussi bien que sa transcendance accompagnant ses aventures dans le monde.
著者
クジナート グイド 久冨 峻介 横山 陸
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.24, pp.115-155, 2020 (Released:2020-12-09)

In this paper I aim to re-think the question of the world of persons with schizophrenia from the perspective of the German phenomenologist Max Scheler and that of the Japanese psychiatrist Bin Kimura. So far, no comparison between these two authors has been made, even though there are several convergences and evidence of Scheler’s indirect influence on Bin Kimura through Viktor von Weizsäcker. In recent years Dan Zahavi, Louis Sass and Josef Parnas have interpreted the modus vivendi of persons with schizophrenia in relation to a disturbance on the level of “minimal self”. Subsequently, the discussion has highlighted the importance of disorders at the level of intercorporeality and intersubjectivity (Thomas Fuchs) and at the level of “existential feelings” (Matthew Ratcliffe). This paper argues that Max Scheler and Bin Kimura allow us to focus on an aspect that has so far been neglected: that of a “relational self ” that relates to the very foundation of intersubjectivity and intercorporeality and that can thus be reborn in the encounter with the other and position itself in the world in a different way. In Scheler’s perspective, the world of persons with schizophrenia is the result of an enactive and axiological disorder (valueception) that impairs contact with the primordial life impulse(Lebensdrang). As a consequence, they are incapable of attuning emotionally and socially with others: this prevents the singularity from being reborn in the encounter with the other and forces her to position herself in her own solipsistic universe. Moving in a similar direction, Bin Kimura interprets the world of persons with schizophrenia as the result of a disorder of aida (one of the central concepts of Japanese culture that indicates the space of being in between). The disorder of aida compromises the basic relationship(Grundverhältnis in the sense of Viktor von Weizsäcker) and hinders what Bin Kimura calls festum, i.e. the birth of subjectivity, so that it is experienced by persons with schizophrenia only as ante festum. Starting from these two perspectives, I argue the existence of an axiological and anthropogenetic dimension of psychopathology. I begin with a discussion of Zahavi’s concept of minimal self and the thesis that finds out on this level the disorders at the origin of the world of persons with schizophrenia. I then analyze Max Scheler’s position and its historic importance for the emergence of phenomenological psychopathology. Thereafter, I introduce the concepts of “disorder of aida” (Bin Kimura) and “disorder of ordo amoris” (Max Scheler). Finally, I develop the concept of a “psychopathology of ordo amoris” by also comparing it with Ratcliffe’s thesis of “existential feelings”.
著者
横山 陸
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.22, pp.79-103, 2019-02-28 (Released:2019-03-18)
参考文献数
18

This paper aims at reconstructing Max Scheler’s conception of the ecological phenomenology of perception in his work, Formalism in Ethics and Non-Formal Ethics of Values (Der Formalismus in der Ethik und die materiale Wertethik). This paper has four sections. In the first section, I will briefly review the relationship between Ernst Mach’s phenomenalism and Gestalt-psychology, focusing on Scheler’s criticism of Mach’s sensationalistic approach. Specifically, I will show that according to Scheler’s phenomenological analysis of the perceptional process, what is originally given to us is the gestalt of a perceived object, rather than its sensational qualities. In the second section, I will point out that Scheler believes that our sensations accompanying bodily movements and changes are also given to us originally and play an important role in our recognition of the sensational qualities of the perceived object. In the third section, I will further explain how Scheler regards not only bodily sensations but also the consciousness of our whole body as originally given to us, through which we can perceive each part of our body as our ‘lived’ body. In the fourth and final section, I will discuss the ecological correlation between our body and its milieu in Scheler’s phenomenology. I will explain how Scheler thinks that our body is the recipient of stimulations from its milieu as well as the subject of impulses interacting with such stimulations, in addition to being the body consciousness.
著者
森本 淳生
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.23, pp.67-81, 2020-01-31 (Released:2020-02-04)
参考文献数
15

Les Recherches sur l’usage littéraire du langage, le cours donné par Merleau- Ponty au Collège de France en 1953, offre diverses notes détaillées de lecture qui nous montrent clairement un intérêt réel et profond du philosophe pour Paul Valéry. Il s’y trouve pourtant un certain manque assez surprenant parce qu’il s’agit d’une œuvre dont l’importance est capitale si l’on veut examiner l’itinéraire du poète de manière précise. Cet itinéraire est décrit suivant trois étapes : l’abandon de la poésie, d’abord, après cette célèbre « Nuit de Gênes » en 1892 ; puis, le retour aux milieux littéraires après la Première Guerre Mondiale, retour qui ne résulte que d’une certaine « faiblesse » et non pas de ce que Valéry a surmonté son scepticisme de jeunesse ; c’est avec le concept de l’Implexe et la pièce telle que « La Pythie » que le poète aurait enfin atteint une certaine maturité où il écrivait selon la spontanéité du corps et l’activité langagière qui en résultait. Après une remarque sur une difficulté au niveau chronologique qui se trouve dans l’argumentation merleau-pontienne, notre article essaie de montrer que, malgré l’absence presque totale de mention, La Jeune Parque (1917) a joué en fait un rôle central dans ce développement littéraire décrit par le philosophe lui-même : il s’agit du moment décisif où se sont réalisés tout en même temps le sujet, l’œuvre et la théorie de la poésie, en d’autres termes, le poète, le poème et la poïétique. Mais malgré cela, la réflexion du philosophe, d’ailleurs très perspicace, réussit à saisir le noyau essentiel de Valéry et, comme un fragment de novembre 1959 du Visible et l’invisible qui parle du « corps de l’esprit » semble le montrer, il se peut que Merleau-Ponty ait lu un fragment du tome VIII des Cahiers de l’édition fac-similé, publié l’année précédente, dans lequel Valéry précise ce que signifie cette expression. Bien que le philosophe remarque un peu à la hâte la limite de Valéry dans son cours, le poète-penseur reste pour lui une des sources essentielles de la réflexion jusqu’à la fin de sa vie.
著者
山口 一郎
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.20, pp.48-61, 2016-09-10 (Released:2017-01-23)
参考文献数
19

Der Begriff des Fleisches bei Merleau-Ponty wird als die "Simultaneität" zwischen der Vergangenheit und Gegenwart begriffen. Die Selbstkonstitution des absoluten Zeitflusses bei Husserl wird durch die simultane Verschmelzung der passiven Synthesis zwischen dem Urhyle der Gegenwart und den impliziten Intentionalitäten, im Vergangenheitshorizont vorkonstituiert, dargestellt. Durch den Vergleich zwischen den beiden Einsichten wird klar, dass Merleau-Ponty die passive Intentionalität von der aktiven Intentionalität nicht deutlich unterscheiden konnte, und dass er somit zur phänomenologische Analyse der Selbstkonstitution der Zeitigung, die bei Husserl als durch die intermonadische Triebintentionalität der passive Synthesis vorkonstituiert verstanden wird, nicht erreichen konnte. Der Grund dafür liegt darin, dass er die Interpretation der Selbstaffektion der Zeit von der Daseinsanalyse Heideggers vergeblich ableiten wollte.
著者
福田 肇
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.21, pp.101-111, 2017-09-01 (Released:2017-11-09)
参考文献数
9

L’anosognosie et le membre fantôme, selon Merleau-Ponty, ce sont les phénomènes impliquant que le sujet engagé dans le monde n’est pas moins y adressé qu’avant, malgré la paralysie ou la mutation de son membre. Autrement dire, le sujet la dénie d’autant plus que la sait. Ce qui nous intéresse, c’est que Merleau-Ponty compare ces symptômes singuliers à la dénégation de la mort de l’intime : inachèvement du travail de deuil. La métaphore qu’il emploie n’ouvre-il pas, alors, un nouveau chemin à suivre pour autrement réinterpréter l’anosognosie et le membre fantôme ? Freud remarque, dans son mémoire intitulé Trauer und Melancholie (1917) , que l’objet perdu reste encore pour celui qui l’aime jusqu’à sa libido aura dénoué la liaison à celuilà, et que c’est l’itinéraire de ce déliement qui est le travail de deuil. Inspiré de la pensée freudienne, M. Masaaki Mukaï, psychanalyste lacanien, considère que l’image du corps propre s’investit de la libido (le corps libidinal), et que le membre fantôme s’entend par inachèvement du retrait de la libido encore investie dans une partie déjà perdue du corps. Par contre, La Phénoménologie de la perception n’a pas la place où s’insèrerait la dimension narcissique du corps libidinal, ainsi qu’elle approche de la conception du travail du deuil, de la notion de la libido et du ressort du problème lacanien de la synthèse du corps morcelé. N’est-ce sans doute parce que la Phénoménologie de la perception suppose l’alternative ou du corps objectif qui est l’objet de la physiologie mécanique ou du corps phénoménal qui est le système des capacités orientées vers les points auxquels elles s’appliquent ? Dans Les cours de Sorbonne, Merleau-Ponty découvert, dans la pensée de Lacan, le narcissisme primaire, le moment qui ne se trouve pas chez Wallon, qui ne comprend l’apprentissage de l’image du corps dans le miroir qu’au niveau du développement cognitif. Il le réduit, malgré cela, au sens émotionnel du phénomène et manque de se référer au concept de la pulsion ou à celui de l’investissement libidinal. Pourtant, la réflexion de Merleau-Ponty sur le narcissisme s’approfondira dans L’oeil et l’esprit et Le visible et l’invisible. Et n’est-ce pas là que s’entrelacent sa pensée et le ressort du problème de la pulsion ?
著者
西岡 けいこ
出版者
日本メルロ=ポンティ・サークル
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.19, pp.58-69, 2015-09-27 (Released:2015-09-26)
参考文献数
14

Merleau-Ponty traite du « moi » comme un voyant-visible entre les choses dans l’espace et surtout entre les hommes dans le temps. Il considère aussi que voir chez l’homme équivaut à l’acte de peindre, qui est plus un événement tourné vers l’avenir que vers le passé. Pour saisir la structure de sa pensée, j’utilise l’expression « la médialité de la peinture » qui désigne la relation entre le moi et les choses, et celle de « l’historicité du regard » qui fait référence aux liens entre le moi et les hommes. Ces notions ne sont pas présentées dans ses oeuvres, mais on peut dire qu’elles sont utiles pour comprendre les problématiques liées à la peinture. Merleau-Ponty évoque un temps primordial qui ne passe ni linéairement ni dialectiquement, et où chaque moment offre une nouvelle possibilité de répétitions infinies.
著者
加賀野井 秀一
出版者
The Merleau-Ponty Circle of Japan
雑誌
メルロ=ポンティ研究 (ISSN:18845479)
巻号頁・発行日
vol.19, pp.98-107, 2015

Les recherches merleau-pontyennes ont été commencées au Japon par la première génération représentée par MM. Gen Kida, Shizuo Takiura, et succédées par la deuxième y compris nous-même. Maintenant, elles sont portées sur les épaules de la troisième ou de la quatrième génération. Aujourd'hui, nous voudrions bien jeter un regard sur ce courant des recherches au Japon en mettant au point sur la notion de la forme (Gestalt), et y chercher la nouvelle orientation de déchiffrer la dernière pensée de Maurice Merleau-Ponty.<br>Merleau-Ponty lui-même a utilisé jusqu'à <i>La Structure du comportement</i> cette notion dans le sens que la psychologie de la forme lui avait attribué. Mais, au moment de la <i>Phénoménologie de la perception</i>, il l'a appliqué aux explications de la structure "figure-fond" de la perception, et de la notion phénoménologique "Abschattung", et encore aux élucidations de la temporalité. A partir des <i>Signes</i>, Merleau-Ponty a relié la notion de "Gestalt" et le système négatif de la langue de Saussure. Ainsi, au moment de développer l'ontologie de la "chair" dans <i>Le visible et l'invisible</i>, il a approfondi cette notion de "Gestalt" pour mieux comprendre la relation "visible" et "invisible".<br>Ce que nous voudrions éclaircir, c'est la possibilité du "Weltbild pan-gestaltiste" comprenant du niveau perceptif au niveau langagier, et la fécondité qu'elle nous apporte.